Colors up ! Quels sont les 6 nouveaux récits coloriels et d’où viennent-ils?

la

La couleur construit notre rapport à la réalité. Elle code, elle structure, elle peint nos sociétés. 

De manière générale et non-exhaustive, cette étude propose une approche inédite de la couleur, autant sociétale que stylistique. Construite en deux temps, elle débute comme une conversation. Sur le principe du micro-trottoir, des personnes interrogées racontent, au prisme d’un vêtement, un accessoire ou un attribut physique coloré, leur rapport à la couleur, ce qu’elle incarne pour elles et ce que cette couleur ainsi que son usage racontent de l’époque. 

Le deuxième temps est un glossaire chromatique articulé autour de 6 thématiques couleurs. Chacune reflète les préoccupations, les enjeux et les envies du moment. 

Une approche autant socio-créative que style avec des zooms sur les secteurs directement concernés (mode, beauté, décoration, sport, design, lingerie, tech…) :


//La couleur Energy, comment la couleur stimule nos envies ?

Les couleurs au pouvoir actif injectent de l’énergie partout dans notre quotidien. Elles mettent en valeur ou jouent le rôle d’antidote. Comme l’explique Leatrice Eiseman, directrice de Pantone Colors : « il existe des couleurs qu’il serait bon d’incorporer dans les lieux de vie et de travail pour leur capacité à insuffler ce dont on a besoin psychologiquement et émotionnellement, et surtout un mieux-être. »

// La couleur Tech, comment les écrans changent nos perceptions couleur ?

Le prisme de l’écran digital altère notre rapport à la couleur et fait évoluer la perception de celle-ci. Les nouvelles interactions de plus en plus croissantes, entre nos yeux et les lumières digitales ont fait émerger de nouvelles esthétiques colorielles. Les palettes évoluent, les mondes immatériels questionnent nos sens, en particulier, la vue.

//La couleur Flash-Back, comment la mythologie des années 70’ réveille certaines envies couleur ? 

Les couleurs vintage teintent à nouveau nos allures et nos intérieurs. En traitement flash-back, la couleur fait sens et se charge d’histoires, de références passées, de musicalité et de sensualité. Elle joue les clins d’œil et illustre le mouvement, la valorisation du temps qui passe et des tonalités qui gardent précieusement ces marques temporelles, témoins d’un savoir-faire et des choses qui se perdent. 

//La couleur Gen Free, comment la génération Z casse les codes établis, en particulier ceux de la couleur ?

La couleur devient l’expression des nouvelles identités, de la nouvelle génération, elle se libère des codes de genres et de « bon goût ». La couleur vient en exutoire et elle grince. Le rose n’est plus l’apanage arbitraire du féminin. Les langages chromatiques mutent autant que les genres et traduisent la porosité des frontières et ces envies viscérales de liberté.

//La couleur Neutral Power, comment les couleurs racontent nos besoins de sincérité ?

En contre-pied à l’explosion de couleurs vitaminées, les coloris neutres s’immiscent aussi dans le paysage et viennent répondre à une autre envie d’authenticité colorielle ; celle du besoin de réassurance, de valeurs sûres, d’intemporalité. Une forme de durabilité par la couleur et un vrai retour aux essentiels. Un filtre tendre se pose sur la vie, une approche couleur en demi-teinte pour parler d’émotions. Comme un temps d’introspection et de recherche de sens, un âge de passage pour exprimer son identité.

// La couleur Life, comment l’écologie fait évoluer les couleurs ?

Pour ce que certains pigments représentent en termes d’impact environnemental, la couleur n’échappe pas à ces nouvelles préoccupations écologiques. Révélateurs de pollution, les processus de production des pigments et des colorations se réinventent. Renouer avec l’artisanat ou l’organique, penser les fils recyclés ou développer la biotech sont autant de processus qui révèlent et font émerger un vocabulaire couleur inédit.